Approfondissement
Dix étapes vers une bonne gouvernance
Publié en novembre 2023, révisé en octobre 2026.
01Innover, avec prudence
Les technologies nouvelles peuvent rendre la lutte contre le blanchiment plus rapide, plus précise et moins coûteuse, mais elles doivent être évaluées et introduites avec discernement, souvent en les associant aux méthodes habituelles. Le bon outil est celui qui fonctionne et que la supervision s'attend à trouver, même lorsqu'il n'est pas le plus sophistiqué.
02Regarder l'efficacité, mais aussi les coûts et les délais
Une solution qui fonctionne sur le papier mais ralentit le travail ne tient pas. Ce qui compte : le résultat, ce qu'il coûte à obtenir et le temps qu'il demande.
03Décider sur la base des données
Celui qui gouverne bien le risque décide à partir des données et les entretient comme une ressource. Il lui faut des informations exactes, à jour et collectées à la bonne fréquence.
04Raisonner en gestionnaire de risques
La fonction de lutte contre le blanchiment est née proche de la conformité et utilise aujourd'hui de plus en plus les méthodes de la gestion des risques : mesurer les effets du risque sur les comptes, fixer des seuils d'appétence au risque, rédiger des plans d'action. Et maîtriser le risque de modèle : les algorithmes sont contrôlés périodiquement, selon des règles écrites.
05Partager les données
Pour que l'apprentissage automatique serve à quelque chose, les données doivent être partagées de manière sécurisée et avec une couverture internationale, dans le respect du RGPD.
06Segmenter avec plus de rigueur
Répartir les clients entre particuliers et entreprises, ou par volume d'opérations, ne suffit plus. Les groupes doivent être construits sur les relations entre les variables qui décrivent le risque.
07Utiliser l'intelligence artificielle là où c'est utile
Les modèles à règles fixes vieillissent. Un modèle non supervisé peut examiner de grands volumes de données et trouver des schémas que les méthodes traditionnelles ne voient pas, y compris en dessinant les réseaux de relations entre les personnes et entités.
08Automatiser les processus
Moins de travail manuel, des délais plus courts, des documents archivés au format numérique. Et une véritable surveillance : savoir à tout moment où en est chaque dossier, mesurer l'efficacité du processus, documenter les décisions.
09Intégrer les contrôles
Au lieu de multiples logiciels qui ne communiquent pas entre eux, une plateforme ouverte et intégrée couvre tout le cycle d'analyse, de la donnée brute à la décision.
10Se concentrer sur l'essentiel
Le temps des opérateurs doit aller aux alertes qui le méritent. Un score de risque calculé sur plusieurs variables aide à décider quelles alertes traiter immédiatement et lesquelles mettre en attente.